Répertorisation du cas clinique 4 Febrero 19, 2007
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Résultats de la répertorisation sur les 21 symptômes sélectionnés: < aggravé – < amélioré.
- Lachesis– 17 symptômes pour 36 points et 6 de valeur 3.
- Sulphur – 12 pour 28 pts et 6 en 3.
- Silicea– 13 pour 27 pts et 5 en 3.
- Carbo végétabilis – 12 pour 27 pts et 6 en 3.
- Anthracinum– 7 pour 18 pts et 4 en 3.
J’ai aussi étudié :
Tarentula cubensis – Aranea – Natrum sulphuricum – Dulcamara – Nux moschata – Rhus toxicodendron et Rhododendron qui sont tous < par l’humidité.
Tarentula cubensis est le seul qui a ces douleurs brûlantes caractéristiques d’Anthracinum - Arsenicum album - Carbo végétabilis – Lachesis – Silicea – Staphysagria – Sulphur et Apis pour les caractéristiques de l’œdème – le prurit intolérable – le manque de soif – les douleurs brûlantes – conséquences de piqûres ou morsures d´insectes et l´< par la chaleur.
Solidago pour l’œdème en tube de poele – la rétention d’urine, claire et d’odeur forte – La douleur des reins < à la moindre pression et son irradiation – le prurit et la menace de gangrène. Il n’y a pas < climatique sinon un < par les boissons froides ou une toilette à l’eau froide.
Lachesis parait être le remède indiqué ayant le « symptôme éliminateur » < par la chaleur / humidité, comme Carbo végétabilis et Silicea, et les trois ont aussi le « trouble conséquent à un abandon ». Lachesis a aussi, avec Silicea – Anthracinum – Pyrogénium – Ledum – Urtica urens – Cedron – Antimonium crudum et Sulphur - le symptôme « Ulcérations malignes dues à des piqûres de moustiques qui se sont infectées »).
Sulphur apparaît comme dans tous les cas chronique, mais il n´est pas < par la chaleur / humidité, mais plutôt < par le chaud et le froid.
Quand à Anthracinum, je n’ai trouvé dans aucune Matière Médicale son aggravation thermique…
Je décide donc de prendre Lachesis en 1 LM et en « méthode plus », et application locale d’un mélange de Calendula et Echinacéa en T.M. tiède, 4 fois par jour. Une semaine plus tard, quinze jours plus tard, je ne note aucune amélioration, ni même minime. La situation continue de s’aggraver et je crains de plus en plus, l’apparition d’une gangrène ou d’une septicémie, favorisées par ce climat si particulier. Je prends finalement Anthracinum 1 LM, une fois que je répète 15 jours plus tard, en me basant sur la douleur intolérable, brûlante et la teinte noire qu’ont pris certaines lésions et les « Ulcérations malignes dues à des piqûres de moustiques infectées »… Aucun résultat…, de plus, aucune adaptation même minime au climat et ceci après 5 mois en Inde et en évitant totalement la cuisine épicée.
Nous décidons donc de déménager dans une région montagneuse et boisée plus au sud de l’Inde, à 2.300 mètres d’altitude avec une température maximum en été de 25 à 28º et un minimum de 4º en hiver… on se croirait dans le Jura. Trois jours après mon arrivée dans cette zone pluvieuse et fraîche une bonne partie de l’année, mon état de santé s’est amélioré à 60 %, tant au niveau du prurit, de l’appétit qui est revenu et je respire mieux, me sent moins fatigué et urine un peu mieux .
Je ré-initie mon traitement homéopathique, mais cette fois je prend en 1º, deux granules d´Anthracinum 1 LM, une seule fois et quinze jours plus tard, Lachesis en 1 LM, une fois et application locale, sans gaze, d´un mélange de Calendula et Echinacéa en Teinture Mère, tiède, matin et soir. Je prends une semaine après Lachesis, Solidago en 3 X, matin et soir. En deux mois tout est rentré dans l´ordre et les tâches noires ont complètement disparu un mois plus tard.
Conclusion :
Quand cela devient évident, il faut « d’abord rechercher et supprimer la cause du mal quand cela est possible », ici, l’aggravation par la chaleur / humidité. Dans mon cas, cela s’est avéré évident en changeant de climat et les remèdes bien sélectionnés ont pu agir. Si ce traitement s’était avéré inefficace, j’étais décidé à me traiter de manière conventionnelle, comme ils disent ici, avec l’« English Médecine», avec un antibiotique et de la Béthadine, car mon état durait depuis trop longtemps.
Tous ceux qui ne connaissent pas encore l´Homéopathie Uniciste ou ceux qui en ont une connaissance réduite ou erronée doivent, comprendre que c’est une médecine difficile à apprendre et qui demande une grande « implication personnelle », aussi bien de la part du thérapeute que du patient qui veut se soigner par elle.
Le danger peut venir de l´homéopathe expérimenté qui veut tout guérir par elle, qui se prend « Pour Dieu » et qui, d´une certaine manière souffre d’un « Intégrisme Hahnemannien ou Kentien ». Un bon clinicien est avant tout celui qui sait reconnaître en lui ses limites, celles du patient, celles de sa médecine et qui est ouvert à toutes les formes de traitements, parfois contradictoires avec ses propres choix et tout cela pour la seule devise qu´il devrait se permettre, qui est celle-ci : « Nous utilisons l´Homéopathie pour permettre à nos patients d´atteindre les buts les plus nobles de leur existence (7) », quand l’’Homéopathe est compétent et le patient motivé.
19/12/2005 – Dr. P. O’Nolan
Inde du Sud.
Notes
1 – De père irlandais, 43 ans, médecin cardiologue, réfugié politique en France et de mère égyptienne, 16 ans, étudiante dans un collège privé de prestige dans une grande ville française, patiente de ce dernier.
2 – D’où je sortirais une fois par an, quand on ne « m’oubliera pas » durant trois années consécutives ; quand au compagnon de ma mère, il ne me reconnaîtra pas et aura deux enfants « légitimes » avec elle.
3 – Je retrouverai la trace de mes parents déjà très âgés et irais les voir aux Etats-Unis, les verrais mais ne parlerais pas avec eux, car il y a des regards (celui de mon père) qui en disent long…
4 – Mes chaussures orthopédiques que j’ai fait faire sur mesure avant de partir (tous les cinq ans) à Bayonne (France) ne me vont plus, car le pied s’est déformé sous l´effort des marches continues et je devrais en faire refaire à Chennai. Mais cette fois-ci j’alternerais leur utilisation dans la marche avec l´usage des sandalettes qui m´ont procurées une véritable sensation de liberté…
5 – Pour Ganesh, le principal obstacle est le conditionnement de ses patients Indiens par l’« English médecine » depuis une trentaine d´années. Ici, comme chez nous, soigner veut dire, injections, crèmes, gélules, comprimés, radios, analyses de tous ordres et surtout « ne pas s’impliquer en tant que patient… »
L’autre problème et non des moins graves est la difficulté à se fournir en remèdes homéopathiques de qualité – peu de laboratoires Indiens de qualité – un ou deux laboratoires, allemand ou français de qualité mais à des prix, qui en Inde sont chers (entre 45 et 150 roupies) – la plupart des pharmacies dites « homéopathiques » vous vendent des « placebos », non seulement quand le médicament ou sa dilution sortent des quelques remèdes les plus couramment utilisés, mais aussi si vous ne venez pas avec une prescription du médecin homéopathe qui est « en cheville » avec le pharmacien….. En Inde, vous pouvez demander Chlorpromazine, Hekla lava ou Folliculinum à n’importe quelle dilution et vous l’obtiendrez en un minimum de temps, le temps justement de mélanger, dans l’arrière-boutique, quelques granules de sucre de lait « neutres » et imprégnés d´alcool à 90º, de mettre une étiquette avec le nom et de vous faire payer le remède, selon la dilution et la taille du tube, entre 10 et 60 roupies, sourires inclus. J’ai jeté comme cela, surpris et triste, une quarantaine de remèdes qui me manquaient, achetés dans différentes pharmacies de Pondi…
6 – D’après le Dr. Ganesch et ses amis homéopathes qui travaillent dans diverses régions de l’Inde, l’homéopathie avait un réel appui du gouvernement, il y a encore quelques années, avec instituts de recherche, revues spécialisées et quelques milliers d´homéopathes sur tout le territoire indien (voir plus bas le commentaire du Dr. Seror sur L’Annuaire Indien d’ Homeopathie du Dr. Mathews paru en 1965 / voir ci-dessous 9-7).
Aujourd’hui tout est corrompu et les médecines allopathique, ayurvédique, homéopathique, comme d’ailleurs le yoga et même les ONG, etc… se sont tous et toutes ralliées au slogan préféré du reste du monde « Money, money »… Les prix de la consultation, tous types de médecines confondus, dépendent de la gravité de la maladie… Plus c’est grave et plus c’est cher !!! (plusieurs dizaines de milliers de roupies, souvent « en dessous de table »), les gens humbles s’endettent auprès de préteurs sans scrupule et la roue de la honte tourne sans s´arrêter… Pour comprendre cela il faut avoir une idée des salaires et des dépenses communes à n´importe quelle famille. Un chauffeur de taxi, employé d´un patron et travaillant 6 jours par semaine (de 8 heures) gagne environ 4 à 4.500 roupies par mois (quand il est bien paye, le normal oscille aux 3.000 roupies), une cuisinière pour les mêmes conditions gagne entre 1.500 et 2.000 rps, une femme de ménage, 800 rps, un bon ingénieur informatique de 10 à 20.000 rps, un fonctionnaire 2 à 3.500 rps. Mais un demi kg de miel vaut 70 rps, un demi litre de lait 7.50 rps, un kg de bœuf, 60 rps, un kg de tomate, 15 a 20 rps , un paquet de cigarettes blondes, de 30 à 80 rps, une bonbonne de gaz, quasi 300rps, une moto de 125cc de 40 à 45.000 rps, un ordinateur de 20 a 50.000 rps, une voiture type « Ambassadeur » autour de 250.000 rps et un litre d´essence, 45 rps. Et les loyers ne sont pas donnés…Quand on gagne a peine 1.000 rps par mois, une « chabola » a 500 rps (là ou nous sommes) est un luxe inouï…
9-7. Docteur Mathews. – Annuaire Indien d’Homoeopathie, 1965. Docteur Mathews, Ed., ” MedHouse “, Chowgat (South India). – Mon ami, le Docteur Mathews, a fait paraître le 15 août 1965 ce volumineux annuaire, qui nous donne une idée générale mais précise de l’état de l’Homoeopathie en Indes, et d’une manière plus brève, dans le monde entier. L’ouvrage débute par une citation de Gandhi, datée du 30 août 1936, la voici :
” … L’Homoeopathie est la plus fine méthode qui existe, pour traiter les gens, d’une manière économique et suivant les principes de la non-violence. Le Gouvernement doit encourager son emploi et en favoriser le développement dans notre pays. De même, que ma doctrine dé la non-violence n’échouera jamais, de même l’Homoeopathie ne sera jamais vouée à l’échec. Toutefois, ceux qui appliquent l’Homoeopathie peuvent être amenés à l’appliquer d’une manière non conforme aux principes de base “.
Je pense que le gouvernement Indien a mis en application les conseils de Gandhi, car l’homéopathie est subventionnée et patronnée par l’État ; il y a tellement de facultés homéopathiques que j’ai renoncé à les citer et à les énoncer ; il est évident, que le gouvernement s’intéresse à cette médecine surtout, en fonction de son aspect économique et efficace ; vous avez lu plusieurs fois dans cette revue de presse des articles d’auteurs Indiens et Pakistanais, s’attaquant à des épidémies de tétanos, de dysenterie, etc. Si tous les médecins français étaient homoeopathes, la Sécurité Sociale pourrait rembourser nos honoraires à 200 %.
Voici en quelques lignes, l’aspect de l’organisation de l’homéopathie en Indesh, et quelques chiffres. Outre les facultés homéooopathiques où est enseignée . l’Homoeopathie pure, l’Organon et répertoire en tête, il existe un comité de la pharmacopée homoeopathique, institué par le Président de l’Inde, et présidé par le Ministre de la Santé (on croit rêver). La recherche est organisée de la manière suivante : il a été créé cinq centres de recherche, aidés et financés par le Gouvernement Indien. Ces centres de recherche sont rattachés à des collèges d’enseignement, et chaque centre est spécialisé dans une forme de la recherche homoeopathique; voici ces cinq centres :
- 1° Le Collège Homéopathique de Calcutta, qui a pour mission de faire de la recherche homoeopathique en ce qui concerne la néphrite, l’hypertension, l’ascite, etc.
- 2° Le Collège Homéopathique d’Andhra, qui effectue des recherches homoeopathiques sur le cancer, la tuberculose, la typhoïde.
- 3° Le Collège Homéopathique de Midnapur, qui est spécialisé dans les provings, et dont voici les récents travaux : Reproving de Bryonia (1956, 1957, 1958), – Chloromycétine (1959, 1960, 1961), – Cortex adrénalin (1960, 1961, 1962), – Holarrhena (1962, 1963), – Prostigmin (1963, 1964).
- 4° Le Collège Homéopathique d’Athurasraman, dont le premier objectif est l’étude et l’application des 50 millésimales.
- 5° Enfin le D. N. Homeopathic College of Calcutta, dont le rôle est de renforcer toute défaillance possible des autres centres de recherche.
Actualisation février 1999 : il semble que cette prédiction que je formulai en 1966, se soit réalisée, tandis que chez nous, préjugés et préventions envers notre science sont toujours d’actualité !
Ce texte, aujourd’hui en 2007, n’est plus d’actualité : La médecine allopathique, l’english medicine, domine et gagne de plus en plus du terrain en détriment des médecines ayurvédiques et homéopathique.
7 – Tirée de l’aphorisme 9 – 6º Edition de « l’Organon, ou l´Art de Guérir » – 1842 – Dr.Samuel. F.C. Hahnemann – Paris.
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